Alexis, étudiant Erasmus en Autriche

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Alexis, 23 ans, a étudié pendant un an en Erasmus en Autriche, à Linz plus précisément. De la préparation du dossier jusqu’à l’installation et la vie sur place, il donne ses conseils à ceux qui envisagent de suivre son exemple  :-).

« Salut tout le monde! Je m’appelle Alexis, j’ai 23 ans et je suis originaire de Montpellier. Etudiant en droit, j’ai décidé de partir pour une année de mobilité internationale après avoir décroché ma licence. Après avoir hésité quelques temps, j’ai finalement opté pour la ville de Linz, pour une année d’Erasmus en Autriche. 

Deux questions me reviennent souvent aux oreilles quand j’en parle. La première, c’est « Pourquoi avoir choisi de partir en Erasmus? ». A vrai dire, je ressentais le besoin de couper un moment avec le rythme infernal de l’étudiant en droit, du moins en France.

Et ayant eu un peu peur de ne jamais reprendre dans l’éventualité où je serais parti, sac sur le dos, pendant un an à l’étranger, je me suis dit qu’Erasmus serait un bon compromis. Surtout, j’ai eu la chance de rendre visite à une amie partie en Erasmus en Suède, deux ans avant moi. J’ai donc eu l’occasion de découvrir cette atmosphère internationale qui m’a très vite plu (et qui me plait toujours!).

La seconde ensuite : « Pourquoi l’Autriche ? ». Tout simplement car j’ai eu la brillante idée d’apprendre l’allemand pendant 8 ans dans le secondaire. Et étant ressorti du lycée avec un niveau inférieur à celui de la mer, j’avais tout simplement envie de m’y remettre pour parvenir à un niveau digne de ce nom. Et dans la mesure où j’étais déjà allé en Allemagne plusieurs fois par le passé, partir en Erasmus en Autriche me donnait l’occasion de découvrir autre chose.

Erasmus en Autriche
Hills around Linz

Préparer son départ en Erasmus en Autriche (Linz)

Mais avant d’envisager tout départ, il y a bien sûr une longue préparation à faire en amont. Tout commence à l’Université de Montpellier avec le dossier de sélection : CV, lettre de motivation, relevés de notes et test de langue. Alors, pour ceux qui paniqueraient à l’idée de se voir refuser un dossier sous prétexte qu’ils n’ont pas eu de mention au premier semestre de leur L1, rassurez-vous : votre dossier n’est pas jugé sur ce seul point. Un semestre raté peut certes faire tâche, mais je n’ai jamais été flamboyant et cela ne m’a pas empêché de partir… et je suis loin d’être un cas isolé. Bétonnez surtout votre lettre de motivation, sans pour autant vous inventer une vie. Soyez juste honnêtes – ça marche.

Et une fois sélectionné, le marathon administratif commence : confirmation de départ, réunions d’information, papiers à remplir pour les bourses ou encore la sécurité sociale côté Montpellier (sur ce dernier point, la CEAM marche bien – attention toutefois, pour l’octroi des bourses Erasmus certaines universités demandent a minima une assurance rapatriement) ; côté Linz, relevés de notes à traduire, pré-sélection de cours et demande de logement. Un régal. Mais une fois cette étape expédiée, on peut enfin passer aux choses sérieuses.

Parlons de l’installation. Je dois dire qu’à ce niveau, j’ai été très chanceux puisque je connaissais quelqu’un sur place avant de partir, ayant rencontré au cours de l’année dernière un étudiant autrichien qui était en Erasmus à Montpellier. J’ai donc eu la chance d’avoir quelqu’un pour me récupérer (ainsi que la maison que je transportais sur mon dos – ce qui est d’ailleurs parfaitement inutile : ne prenez que le minimum, vous repartirez en France avec au moins 20 kilos de plus) et m’amener chez moi. Une chambre trouvée par l’université (si la pratique est peu courante en France, cela se fait dans pas mal de pays européens) à Julius-Raab Heim, la résidence la plus prisée des Erasmus à Linz, à seulement 10 minutes à pied de la fac. Ne croyez cependant pas que vous en avez fini avec l’administration : comme dans tout pays de l’UE, vous devez vous faire enregistrer au service de l’immigration si vous y restez plus de 3 mois. Une formalité en soi, mais il faut tout de même justifier de son statut étudiant, prouver que l’on bénéficie d’une couverture maladie et de ressources suffisantes pour vivre.

Erasmus en Autriche
Innsbruck – View from Hungerburg
Erasmus en Autriche
Linz – Hauptplatz (Main place)
Erasmus en Autriche
Linz – Pleschinger

La vie à Linz : une ville étudiante au cœur de l’Europe

Passons maintenant à l’aspect plus intéressant : Linz, et l’Autriche en général. Linz est la 3ème plus grande ville du pays, comptant 200.000 habitants environ. Pour être honnête, si vous cherchez une ville typiquement autrichienne, il vaut mieux aller à Salzbourg ou Innsbruck : Linz est avant tout la plus grande ville industrielle du pays. Cela étant, ils se sont plutôt bien débrouillés en gardant cette partie aux extérieurs, le centre-ville reste plutôt typique, et vous pouvez toujours trouver dans la région des petits villages tels que Hallstatt qui sont de véritables joyaux. En soi, la vie y est plus calme qu’en France, donc agréable.

Mais Linz présente surtout un immense avantage pour les travellers en herbe : sa localisation. Pour vous faire un topo rapide : en 1 heure de train, vous êtes chez Mozart (enfin, à Salzbourg pour ceux qui sont aussi incultes que moi en matière de musique classique); dans l’autre sens, 1h15 de train et vous pourrez profiter de la capitale. Et si vous avez soif d’étranger, vous êtes également situés à 3 heures de Munich ou encore de Bratislava, et rajouter une heure vous emmènera à Prague.

Et croyez-moi, même si la visite de la Slovaquie ou de la République tchèque ne sont pas forcément les premières destinations auxquelles on peut penser en planifiant un voyage, ça en vaut le détour. Enfin, les férus de ski et de randonnée trouveront évidemment leur compte.

En ce qui concerne le coût de la vie, il est relativement similaire à celui de la France, tant au niveau de la nourriture que des loisirs. Enfin à un détail près, qui devrait plaire aux étudiants : alcool et tabac sont moins chers. Par contre, oubliez le vin et préférez la bière : s’il existe quelques bons vins autrichiens (quand vous savez où chercher), vous pouvez également avoir de très mauvaises surprises. Préférez la bière, bien meilleure qu’en France (c’est pas difficile, j’en conviens).

Mes habitudes de vie, de manière plus générale, ont peu changé. Mais il existe bien sûr un certain nombre de différences entre France et Autriche, et le rapport avec les autres s’en trouve forcément modifié. Cependant, et contrairement à ce que pensent beaucoup de gens qui assimilent un peu trop vite allemands et autrichiens, ces derniers ne sont pas froids. Ils sont un peu plus timides et clairement moins exubérants que par chez moi, mais ce n’est pas plus mal. Et j’ai eu l’occasion, en poussant un peu, de rencontrer des personnes qui en valent vraiment le détour – ce que je conseille à tout le monde, car même si le cocon Erasmus est extrêmement confortable, rencontrer des locaux constitue pour moi un intérêt majeur de ce type de séjour.

Les études en Erasmus en Autriche

Cela étant, revenons sur les études puisque je suis là-bas pour étudier (car oui, les Erasmus étudient… parfois). En Autriche, je suis étudiant en droit pénal. Choix peu banal pour un Erasmus, j’en conviens, mais rappelez-vous que c’est votre université d’origine qui valide votre diplôme, et vous devez donc choisir une spécialité existante en son sein – manque de pot, Montpellier ne connait pas le droit international. Peu importe puisque les systèmes français et autrichiens ne sont pas bien différents, ce qui me facilite la tâche pour les cours… enfin à ceci près que ces derniers sont en allemand. En fait, c’est même un peu plus complexe. Pour vous décrire, je citerai cette question posée par la moitié de mon entourage quand on discutait du sujet : « Tu vas en Autriche ? Mais… tu parles autrichien ?! ». Question qui m’a longtemps agacée, mais finalement pas si stupide… car si la langue officielle est bel et bien l’allemand, il faut savoir que chaque Land, un peu à l’image de l’Allemagne, a son propre dialecte. Essayez un peu de vous faire comprendre à un allemand quelqu’un qui parle le « Dialekt » du Voralberg, et croyez-moi, vous allez rigoler. Cela étant, si j’ai eu l’occasion de rencontrer des jeunes qui préféraient me parler en anglais plutôt qu’en allemand standard, rassurez-vous : les enseignants qui ont conscience qu’un étranger figure parmi l’assistance font l’effort de parler un allemand standard, en général assez clair.

Si vous avez l’occasion de vivre une expérience de ce type, n’hésitez pas une seconde. Foncez. Même si cela demande une certaine préparation et une bonne dose de courage pour affronter l’inconnu et les déboires (linguistiques ou autres) de la vie quotidienne, vous ne pouvez que ressortir grandi de cette expérience.

A titre personnel, je sais que cette année d’échange m’aura apporté énormément : culturellement pour commencer, de par les voyages que j’ai pu faire ou de par mes rencontres avec les Autrichiens et des exchange students des 4 coins du monde ; et ensuite pour ma confiance personnelle, me sachant désormais en mesure de surmonter les situations délicates liées à la vie d’un expatrié. Et bien sûr, c’est un énorme avantage pour tout projet de carrière, notamment pour ceux qui ont un projet de carrière à l’international.

N’hésitez pas si vous avez des questions, je me ferai un plaisir d’y répondre  :-)  »

Erasmus en Autriche
Innsbruck – Main Place
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2 pensées sur “Alexis, étudiant Erasmus en Autriche

  • lundi 21 août 2017 à 16:39
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    Bonjour, je pars étudier 2 ans en Autriche, j’aimerais savoir si il existe des aides aux logements en Autriche ou même des aides de la France pour les étudiants français qui vont étudier en Autriche ?

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    • lundi 21 août 2017 à 22:09
      Lien Permanent

      Bonsoir Martin,

      Je m’étais renseigné un peu avant de partir mais je n’ai jamais entendu parler d’une telle aide. La France est plutôt une exception à ce niveau malheureusement ! En revanche, le coût d’un loyer en Autriche est souvent bien inférieur à ce qui se pratique dans la plupart des grandes villes françaises.
      Pour ce qui est des bourses d’études, en-dehors des financements classiques réservés aux étudiants qui partent en échange Erasmus (ce qui n’est sûrement pas ton cas, si tu pars 2 ans), il n’existe pas grand-chose. En revanche, mon université nous avait renseigné sur les bourses qui pouvaient être accordées par des organismes telles que le Rotary club. Et le gouvernement autrichien peut également octroyer des bourses, en nombre très limité mais sur des montants très intéressants pour financer ton année (jusqu’à 8 ou 9.000 euros, si je me souviens bien). Ca vaut donc le coup de te renseigner !

      Bonne chance en tout cas, j’espère que tu apprécieras l’Autriche autant que moi :)

      Répondre

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